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DEVELOPPEMENT DURABLE : UN CHALLENGE POUR LES ELUS LOCAUX

Le Mercredi 4 novembre 2009 à 12 h 44 min | Commentaires fermés
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L’émergence des valeurs liées au développement duable dans la société politique depuis plusieurs années est certes une bonne chose. Les collectivités locales s’efforcent de les diffuser dans leurs politiques et de concrétiser des objectifs qui vont dans le bon sens : réduction des nuisances sonores et visuelles, amélioration du cadre de vie, prise en compte des objectifs de réduction de gaz à effet de serre définis dans le Plan Climat d’agglomération etc.…autant d’ambitions affichées à l’égard desquelles chacun ne peut qu’adhérer.Le challenge que doivent relever les élus locaux doit être d’accompagner et d’amplifier ces politiques en ayant à cœur deux préoccupations majeures si l’on ne veut pas galvauder le formidable espoir des fondateurs du développement durable à savoir le rapport Bruntland de 1987.Le premier, c’est de ne pas faire du développement durable la nouvelle mode à laquelle tous les politiques doivent sacrifier leur communication pour apparaître en phase avec une forte attente de l’opinion en faveur des préoccupations environnementales. Ce qui est caractéristique et symptomatique du débat sur ces questions, c’est la dimension « fourre tout »  dans laquelle trop d’élus assimilent leur politique environnementale au développement durable. Or, le développement durable répond à une définition claire autant que complexe et qui ne saurait justifier des assimilations excessives et inappropriées. La définition de référence du développement durable est issue du rapport Brundtland : « Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».Autant dire qu’entre la notion de politiques locales en faveur de l’environnement et celle de mode de développement, il y a des frontières qui se franchissent aisément. Cette démarche qui s’assimile à une forme de dévoiement est dangereuse car elle vulgarise les objectifs du développement durable. Elle laisse croire que toute politique environnementale est forcément une politique de développement durable  ce qui n’est pas forcément le cas, loin de la.Le deuxième est le corollaire du premier. L’attente de l’opinion dans ce domaine est telle que dans bien des cas, l’effet d’annonce prime sur le fond et l’évaluation du projet initial.Tout se passe comme si le fait d’annoncer une mesure environnementale impliquait qu’elle soit efficace  et ne soit pas sujette à l’évaluation, voire à la critique, voire à son rejet.Or, la grande complexité de ces questions liée aux évolutions règlementaires du Grenelle devraient nous imposer certes l’ambition pour les objectifs mais aussi la retenue, voire l’humilité pour déterminer les moyens de les atteindre. Un exemple ? En préconisant la restriction de l’usage de l’automobile à tout prix, on néglige l’impact des futurs moteurs propres et on contraint à un niveau non connu l’activité économique, lequel peut avoir un coût financier (y compris en termes d’emplois). C’est dire que l’évaluation en amont d’un projet est préférable au constat regrettable qui consiste à constater souvent après plusieurs années….que telle mesure que l’on croyait bonne ne marche pas…. ! C’est pourquoi, les élus de Metro Alternatives doivent être les artisans de l’expérimentation, seule susceptible de coller à l’efficience durable des mesures en faveur du développement durable qui demeure une ambition commune pour tous.Bertrand LachatBertrand Lachat

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