28 déc

Rentabilité et « optimisation » mots d’ordre du S.M.T.C.

Le Lundi 28 décembre 2009 à 10 h 59 min | Commentaires fermés
Filed under: Conseils du SMTC,Déplacements

Pierre JOIRERentabilité et « optimisation » (c’est-à-dire réduction de l’offre), tels sont les nouveaux mots d’ordre du Syndicat Mixte des Transports en Commun (S.M.T.C.) en ce qui concerne les transports en commun de l’agglomération grenobloise.

Adoptons l’offre à la demande ! Mais dans un deuxième temps, la demande s’adpate à l’offre et… les usagers reprennent leur voiture !

Une étude prospective vient d’être entreprise par le S.M.T.C. secteur par secteur mais c’est inutile car les décisions sont déjà prises avant même les résultats et sans aucune consultation des élus des communes impactées par ces décisions.

La seule manière de rentabiliser un jour les transports en commun, c’est d’inciter la population à abandonner sa voiture et changer sa façon de se déplacer. Ces mesures de réduction de l’offre ainsi que la suppression de la carte émeraude vont complètement à l’inverse de cette logique.

Malheureusement, les premières communes a être concernées par ces mesures de réduction sont La Tronche, Meylan et Corenc, impactées par des réductions de l’offre de la ligne 32.

Aucune réunion d’information, aucune concertation préalable avec les usagers et les élus n’a précédé cette décision arbitraire. Qu’en est-il de la démocratie participative tellement revendiquée par les élus de gauche ?

Quoi qu’il en soit, on peut vraiment être surpris qu’une structure telle que le S.M.T.C., qui bénéficie d’un privilège rare qui consiste à avoir un budget croissant de 5 % + l’inflation depuis plusieurs années (participations de la Métro et du Conseil général de l’Isère) se retrouve dans une situation qui la conduit à réduire son offre.

Un sujet sur lequel il nous faudra être à l’avenir trés vigilant.

Pierre JOIRE

1 déc

SUCCES MEDIATIQUE POUR LA FISCALITE DE GRENOBLE ET DE L’AGGLOMERATION !

Le Mardi 1 décembre 2009 à 11 h 41 min | Commentaires fermés
Filed under: Finances et Fiscalité
Lionel FILIPPI

Lionel FILIPPI

Qu’il s’agisse de l’hebdomadaire « Le Point », des quotidiens « Le Figaro » ou « Libération » ou même du journal de 13 h de TF1, toute la presse en parle… : la fiscalité du bassin grenoblois se porte bien. Les ménages ont pu bénéficier de la création d’un nouvel impôt qui vient augmenter la taxe d’habitation et la taxe foncière. De plus, nos concitoyens grenoblois ont bénéficié d’une augmentation de ces mêmes taxes de près de 10%.

 Il va sans dire qu’aucun des élus socialistes n’avait parlé de ces augmentations avant les scrutins municipaux de mars 2008…. Est-ce à dire qu’ils n’étaient pas en mesure d’anticiper un budget sur l’année suivante ? Auraient-ils craint un désengagement de leur électorat ? C’est certainement la deuxième raison qui justifie ici ce silence trompeur. Car ces augmentations substantielles nous amènent à nous poser de nombreuses questions quant à la façon dont l’agglomération est gérée.

 Un impôt a pour fonction de permettre à une majorité de financer la politique pour laquelle elle a été élue. Et avoir des projets ambitieux pour une agglomération est évidemment souhaitable. Mais cacher aux citoyens que ces investissements seront financés par une augmentation des impôts est fortement critiquable. Ces pratiques politiciennes le sont d’autant plus que la capacité d’investissement de la Métro n’a pas évolué depuis mars 2008 : elle reste inchangée à 400 M€, plan de relance compris.

A quoi peut donc servir cette taxe additionnelle de 10 M€ payée par les ménages ? La réponse est simple : à pallier le déséquilibre budgétaire de la Métro. Des indicateurs évidents viennent étayer notre argumentaire : d’une part, aucune perspective de désendettement n’est proposée et d’autre part, les nouveaux investissements sont financés uniquement par l’emprunt qui coûte en intérêts. Par chance, les taux d’intérêts ont été bas en 2009 ce qui a limité leur montant. Gageons qu’ils le restent en 2010 !

Nous sommes donc loin des réponses stéréotypées de la majorité socialiste qui justifie leurs difficultés financières actuelles par un soi-disant désengagement de l’Etat qui n’est toujours pas avéré et une réforme de la Taxe Professionnelle encore en discussion.

Lionel Filippi

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