Rentabilité et « optimisation » (c’est-à-dire réduction de l’offre), tels sont les nouveaux mots d’ordre du Syndicat Mixte des Transports en Commun (S.M.T.C.) en ce qui concerne les transports en commun de l’agglomération grenobloise.
Adoptons l’offre à la demande ! Mais dans un deuxième temps, la demande s’adpate à l’offre et… les usagers reprennent leur voiture !
Une étude prospective vient d’être entreprise par le S.M.T.C. secteur par secteur mais c’est inutile car les décisions sont déjà prises avant même les résultats et sans aucune consultation des élus des communes impactées par ces décisions.
La seule manière de rentabiliser un jour les transports en commun, c’est d’inciter la population à abandonner sa voiture et changer sa façon de se déplacer. Ces mesures de réduction de l’offre ainsi que la suppression de la carte émeraude vont complètement à l’inverse de cette logique.
Malheureusement, les premières communes a être concernées par ces mesures de réduction sont La Tronche, Meylan et Corenc, impactées par des réductions de l’offre de la ligne 32.
Aucune réunion d’information, aucune concertation préalable avec les usagers et les élus n’a précédé cette décision arbitraire. Qu’en est-il de la démocratie participative tellement revendiquée par les élus de gauche ?
Quoi qu’il en soit, on peut vraiment être surpris qu’une structure telle que le S.M.T.C., qui bénéficie d’un privilège rare qui consiste à avoir un budget croissant de 5 % + l’inflation depuis plusieurs années (participations de la Métro et du Conseil général de l’Isère) se retrouve dans une situation qui la conduit à réduire son offre.
Un sujet sur lequel il nous faudra être à l’avenir trés vigilant.
Pierre JOIRE

