Un stade symbole d’une dérive politique, financière et sportive…
Ce stade tant voulu par le Maire de Grenoble pendant sa campagne électorale et réalisé par la Métro se retrouve aujourd’hui à la dérive. Une dérive que nous avions craint, puis dénoncé, et qui conduit aujourd’hui à un désastre financier, politique, et malheureusement sportif avec les déboires du GF38. Un stade sans équipe de football, sans concerts, en perte d’âme(s)…
Dès 2001, nous avions évoqué l’idée d’un partenariat public privé sur cet équipement afin d’alléger la facture des contribuables et permettre une vraie dynamique commerciale qui n’est pas du ressort d’une collectivité. Une proposition qui avait été balayée dès le mot « privé » prononcé ! Installer le GF38 comme club résident dans un stade purement public a été le choix de la majorité socialo-communiste. Résultat, 10 ans plus tard, c’est un échec et la Métro appelle à l’aide en lançant une délégation de service public ! Y-aura-t-il un sauveur providentiel ? Qui assumera les déficits ?
Dès 2003, nous dénoncions un budget prévisionnel de construction à 55 M€ alors que les estimations initiales étaient de 32 M€ ! Dès cette époque, nous nous inquiétions des dérives financières et en 2005 nous étions à 63 M€ pour finalement atteindre un coût définitif proche de 80 M€ ! Dans un précédent Metroscope paru en oct. 2005, nous écrivions que ce projet était fait « n’importe comment, à n’importe quel prix ! ». La question du budget de fonctionnement et son équilibre est restée longtemps sans réponse jusqu’à ce qu’apparaisse en 2008 un déficit de 1,3 M€ , près de 700.000 € les années suivantes et les chiffres de 2011 ne sont pas encore connus…
Nous attendons également avec curiosité l’avis « très éclairé » et pour cause, de la Cour des Comptes … présidée par l’ancien Président de la Métro…
A ce jour, le site officiel de la Métro évoque « un stade de 20.000 places qui accueille de nombreuses manifestations sportives, culturelles, économiques d’envergure régionale, nationale et internationale » ! Dans l’intérêt général, nous espérons qu’il en sera rapidement ainsi ! En attendant, pour les contribuables ce stade pourrait devenir le symbole d’un échec et de nouvelles hausses d’impôts !
Michel SAVIN






